Deuil

Paume sur l’Etranger,
Je serre la main de l’Arabe,
Il sent les restes d’un rêve
Rangé au fond d’un tiroir.
Je veux fuir
Mais il est trop tard,
Mon corps se conjugue
Aux pierres de ce bar.
Alors je prends un verre
Et j’avale mes mots
Tout comme Zeus voulait avaler
Ses mômes.
Mon sang s’épaissit
Et le temps s’étourdit
Drôle de sensation
On pourrait en faire une religion.
Tandis que je me fais prophète
Hommes et femmes tombent
Et fécondent cette terre traitre.
Un jour peut-être tu renaîtras
Un jour peut-être tu reviendras
Mon printemps
les fleurs au ras de ma tombe.
Thilleli G.
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