Palestine

Je ne porte pas de montre.
Ces scènes répétitives n’ont plus besoin de nombres.
Que la marée descende ou que la marée monte,
je retrouve a la fin le même compte.
Entre l’hypocrisie du monde et cette guerre immonde,
mes enfants meurent dans l’ombre.
Sont bien jolies les colombes,
mais mes jardins luxuriants sont devenus tombes,
c’est mon innocence qu’on incombe.
Je fais le tour des fréquences, des ondes,
n’avez vous toujours pas vu mes décombres?
Entre les méandres d’octobre et de novembre,
me laisseriez vous encore dans ce chaos sombre ?

Thilleli G.

Liberté

… joliesse d’une nuit d’été,
aux portes de la cité,
de fleurs le sol fut jonché,
au bout de l’épée,
je lutte contre la petitesse,la médiocrité,
prosterne-toi à mes pieds,
car je suis ta liberté …
… la femme voilée,
perdue en Judée,
une servante dénudée,
à l’ombre de l’olivier,
au milieu du palais,
je justifie ton infidélité
– trompée- je justifie ton péché,
adore-moi, je suis ta liberté …
… à Gaza,
tu croyais m’éviter,
je suis sur le chemin de ta destinée,
l’avenir indéterminé,
de cette jeunesse frustrée,
chronique d’une fin annoncée,
je t’envoûte, moi ta liberté …

Thilleli G.